FTX: La faillite du géant de la Crypto-Monnaie, les BTS NDRC vous expliquent tout !

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En NDRC nous estimons que tout ce qui touche au commerce, à l’économie et au digital doit nous intéresser. Depuis quelques années les crypto-monnaies font beaucoup parler et semblent offrir de nouvelles opportunités d’affaires. Il s’agit toutefois d’un secteur d’activité peu mature et risqué. Illustration avec le cas FTX!

FTX, c’est quoi ?

Ftx est une plateforme de trading de crypto-monnaie fondée par un ancien trader de wall street désormais controversé: Sam Bankman-Fried.
Créée en 2020, elle se présentait comme une plateforme faite par des traders pour des traders. Elle proposait à ses clients d’investir dans une multitude de produits financiers: crypto-monnaies, actions et produits dérivés.

Ftx possédait également sa propre crypto-monnaie, le token FTT.
Enfin, en s’associant à Visa, FTX proposait sa propre carte bancaire, permettant de payer en crypto-monnaie mais aussi dans des devises fiat tel que l’euro ou le dollar.

Elle était considérée comme l’entreprise montante de la crypto-monnaie, affichant une croissance insolente et sponsorisant de grands événements à tour de bras dans le milieu du sport, le gaming ou la course automobile.
En 2020 FTX a réalisé un volume de trading total de 385 milliards de dollars. L’année suivante, en 2021, 10 milliards de dollars ont été échangés. La plateforme comptait un million d’utilisateurs actifs mensuels.

La chute d’un géant aux pieds d’argile

La chute de FTX a débuté lorsque CoinDesk, un e-journal sur le thème de la crypto-monnaie, s’est penché sur le cas de Alameda Research, un fonds d’investissement détenu par Sam Bankman-Fried. Il s’est avéré que le bilan de Alameda Research regorgeait de token FTT. Au 30 juin 2022 elle détenait 14.6 milliard de dollars dont 5.76 milliard en token FTT.
En publiant cet article,  Coindesk a mis en évidence que la fortune et le bilan de Alameda reposait en grande partie sur la valeur du FTT, une crypto-monnaie fondée par FTX. 
A ses débuts l’article n’était consulté que par des initiés, cela avait donc peu d’impact. Mais cela a pris une tout autre tournure quand Changpeng Zhao le CEO de binance, le plus gros concurrent de FTX, actuellement n°1 du marché a tweeté:
‘’en raison des récentes révélations qui ont été faites nous avons décidé de liquider nos FTT restants.’’ Binance était entré au capital de FTX en 2019 pour un investissement stratégique duquel FTX s’était séparé il y a quelques mois pour 2.1 milliard de dollars notamment payés en FTT. La décision prise par Binance de vendre subitement ses jetons FTT et d’en informer la communauté a fait l’effet d’une bombe. Effectivement le cours du FTT a plongé. Pour tenter de conserver la valeur des FTT, Alameda Research a proposé à Binance de racheter l’intégralité de ses jetons FTT au prix de 23$/u alors même que le token était déjà en train de dévisser, passant sous la barre des 23$/u.
Binance, désireux de livrer une guerre économique à FTX, a refusé cette offre et  a poursuivi sa décision initiale: liquider sa position et mettre sur le marché l’intégralité de ses tokens pour faire chuter le prix du FTT.

Bien que la situation était très défavorable pour Alameda Research et FTX, personne ne s’attendait à ce que FTX chute. Et pourtant, cette affaire a révélé la fragilité des 2 entreprises. Lorsque la panique a commencé à s’étendre et que les clients ont demandé leurs fonds,  FTX a coupé les retraits. S’étant livré à des paris hautement spéculatifs et ayant secrètement envoyé plus de 1 milliards de dollars de crypto-monnaies pour sauver Alameda Research de la faillite, le montant de ses dettes était bien plus important que ses actifs. Ainsi, le 10 novembre, FTX s’est déclaré en faillite.

Les crypto-monnaies sont-elles une immense bulle spéculative ? 

Afin de répondre au mieux à cette question il convient de redéfinir ce qu’est une crypto monnaie,  en quoi les cryptomonnaies sont révolutionnaires et quelle est leur raison d’être. Penchons-nous sur le BitCoin, la crypto-monnaie de référence. Il s’agit d’une monnaie virtuelle qui se veut décentralisée, cela signifie qu’elle ne dépend pas d’une banque centrale comme des devises classiques (dollars euros etc) qui eux dépendent d’acteurs bien centralisés, dans un premier temps les banques centrales qui gèrent la quantité de devises en circulation et qui peuvent en créer à leur guise (BCE, FED.) Ses devises dépendent également des banques commerciales qui détiennent de l’argent au nom de leurs clients.
Les cryptomonnaies reposent sur la blockchain, une technologie révolutionnaire et décentralisée qui permet à absolument tout le monde de détenir des crypto-monnaies en son propre nom, c’est -à -dire de ne passer par aucun acteur centralisé. Il est possible d’être seul à avoir accès à sa clef privée, d’envoyer de l’argent sans passer par aucun organisme. Le réseau est transparent c’est-à-dire que toutes les transactions ayant lieu sont inscrites dans un immense registre consultable à tout instant par n’importe qui. La blockchain est autogérée par les utilisateurs, ce sont les mineurs qui, en allouant leur puissance de calcul, sécurisent le réseau et valident les transactions en échange de quoi ils sont rémunérés en crypto monnaie. 

Il s’agit là de la raison d’être des crypto-monnaies. Pourtant depuis plusieurs années elles se sont transformées en instrument de spéculation : les utilisateurs ne détiennent pas des crypto monnaie pour se désengager des acteurs centralisés traditionnels mais uniquement pour spéculer sur leurs cours, ils investissent dans des crypto monnaies en espérant que le cours monte et pour cela que font t-ils ?
Ils détiennent des crypto-monnaies sur des plateformes centralisées telles que FTX ou Binance. Et au même titre qu’une banque lorsqu’une d’entre elles se retrouve en difficulté cela a un impact majeur. FTX en est la preuve, sa faillite a mis de nombreuses entreprises et particuliers en difficulté. 

En définitive le scandale autour de FTX ne remet pas en cause les crypto-monnaies, la blockchain reste une technologie unique qui permet de s’émanciper des acteurs centralisés traditionnels. Il remet en cause l’utilisation qui en est faite. 

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